Elections, Pression diplomatique et Conférence sur le climat, quelle semaine !
Elections, Pression diplomatique et Conférence sur le climat, quelle semaine !
Dimanche dernier, les grecs ont voté. L’Europe, les Etats Unis mais aussi la Chine ont retenu leur souffle. Face à ce scrutin oh combien important, la réponse n’appartenait qu’au peuple Grec. Si le résultat n’a tenu qu’à un fil[1], la Grèce a bien décidé de rester dans la zone euro. Le Parti conservateur et pro-austérité a obtenu 29,66% des voix devant le parti de gauche radical et anti rigueur Syriza arrivé derrière avec 28,69%. Ce résultat a au moins permis de rassurer les marchés pour un temps, il ne faut pas se leurrer, il ne s’agit rien de plus que d’un soulagement temporaire.
En France aussi « on vote »
Plus proche de nous, une autre élection avait son importance, où du moins, je crois ? Le Parti Socialiste bien aidé par une abstention record de 44% a gagné les élections législatives. Ayant obtenu 314 sièges, plus rien ne risque d’empêcher le président François Hollande à mener sa politique de changement. La majorité absolue offre même le luxe au Parti Socialiste de prendre seul les décisions sans compter sur « les amis » d’hier à savoir Europe Ecologie et le Front de Gauche.
Outre l’abstention et la défaite de l’UMP, cette soirée électorale s’est caractérisée par la chute de personnalités politiques françaises parmi lesquelles Mesdames Yade, Morano, Royal , Le Pen et chez les hommes Messieurs Bayrou, Lang et Guéant.
Pendant ce temps sur la place Tahir
Tandis que l’Europe chavire de bonheur et d’excitation à suivre l’euro 2012 de football, la situation en Egypte se faisait, elle, plus préoccupante. Le résultat des élections est sans cesse décalé. Mohammed Morsi candidat des Frères musulmans aurait pourtant gagné l’élection avec 52 % des voix mais l’armée portée par le candidat Ahmed Chafiq en a décidé autrement[2]. L’Egypte est à cran et le futur semble bien morose. Le bras de fer entre les Frères musulmans et le Conseil Suprême des Forces Armées (CFSA) est chaque jour un peu plus fort. Les jeunes générations entraînées par un vent libertaire n’étaient probablement pas préparées à un tel retournement de situation. La mort « prochaine » de l’ancien dictateur Hosni Moubarak risque de devenir un point de rupture pour le pays (entre pro et anti Moubarak).
Et le climat alors ?
Les années passent et le constat est le même. Voilà, comment je pense qu’on aurait pu parler de la Conférence Rio + 20. En 1992, Rio avait accueilli le premier sommet mondial de la terre. Ce sommet a vu naître les premières préoccupations en matière de climat mais aussi de développement durable, notion novatrice pour l’époque. Un engouement global s’était alors repandu sur la planète. La Conférence de Kyoto représentait le symbole de lutte contre le réchauffement climatique. Aujourd’hui, le ton a bien changé. Les échecs successifs de Copenhague et Cancun ont fait du réchauffement climatique une farce.
La gouvernance globale dessinée en 1992 est devenue hors de notre portée en 2012. Malgré des effets de plus en plus pervers, la terre surchauffe et le monde ne fait rien. Le Brésil en quête d’une plus grande reconnaissance mondiale a pourtant tout fait pour mener à bien les discussions et arriver à un accord global sur la préservation de la planète[3]. Le manque d’ambition et l’absence remarquée des chefs d’Etat comme les Etats Unis et le Royaume Unis ne font qu’ accroître le malaise. Qui a dit qu’on apprenait de ses erreurs ?


